Des risques élevés pour la santé

L’ANSES a publié son rapport sur les expositions et risques relatifs à la silice cristalline. Elle chiffre entre 23.000 et 30.000 le nombre de travailleurs exposés à cette substance cancérigène au-delà de la valeur limite et près de 365 000 travailleurs de la construction et du BTP particulièrement exposés. Ses experts formulent un certain nombre de recommandations pour que les conséquences de la silice cristalline soient prises en compte.

Dans les résultats de son expertise publiée mercredi 22 mai, l’Anses alerte précisément sur les poussières de silice cristalline que l'on retrouve que l'on retrouve dans la roche, le sable ou le granit.

Ce minéral est utilisé dans les mines, le BTP, la verrerie, la fonderie, la chimie, les caoutchoucs, les peintures et même dans les pierres tombales. L'ANSES estime donc entre 23 000 et 30 000 le nombre de travailleurs exposés à des niveaux excédant la valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP) de 0,1 mg/m3. C'est environ un travailleur sur dix. L'agence sanitaire confirme "l'existence d'un risque sanitaire particulièrement élevé" sur près de 365 000 travailleurs exposés par "inhalation à la silice cristalline, en particulier au quartz". 

La silice cristalline peut être à l’origine de silicoses et provoquer des problèmes respiratoires, voire être à l'origine de cancers. Il compte parmi les cinq facteurs cancérogènes auxquels les travailleurs sont les plus exposés en France, dans plus d’une cinquantaine de secteurs d’activité". 

Les recommandations

Parmi ses recommandations, l’ANSES insiste sur la nécessité de transposer rapidement la récente législation européenne en droit français et de "réviser les VLEP jugées insuffisamment protectrices".  

Le tableau des maladies professionnelles devrait également être mis à jour, de manière à considérer l'inhalation des poussières concernées comme potentiellement déclencheur de cancers broncho-pulmonaires.

 

Rapport silice  Consultez le rapport complet